Une installation de reformage de bioéthanol, conçue et réalisée par CETH, a permis d’alimenter en hydrogène une pile à combustible d’une puissance de 1 kW. Son fonctionnement en continu a été testé depuis 3000 heures sans perte de performance. Elle utilise en particuliers un catalyseur spécifique au bioéthanol de 1ère et deuxième génération (biomasse non alimentaire).
Cette installation est utilisée comme plate forme de développement pour la mise au point de systèmes de micro-cogénération à haut rendement (BIOSTAR). Ces développements ont été soutenus par l’ADEME, car ils contribuent à l’introduction raisonnée des biocombustibles / biocarburants en France. La complémentarité des énergies renouvelables (biocombustibles), de l’hydrogène et des piles à combustible est ici exploitée à son potentiel maximum en termes de rendement et d’émission de CO2.
CETH envisage également la réalisation d’auxiliaires de puissance (APU) et l’introduction de systèmes de traction automobile, grâce au rendement de la pile à combustible et à la densité énergétique du bioéthanol.
Cette installation est également utilisée pour le développement de nouvelles membranes de purification de l’hydrogène basées sur les alliages de palladium. Ces nouvelles membranes affichent désormais des performances compatibles avec leur utilisation : pas de dégradation après plus de 3000 heures de fonctionnement couplées au reformeur, un nouveau support innovant permettant la réalisation de membranes de moins de 5 µm d’épaisseur et des matériaux optimisés pour le fonctionnement de 300°C à plus de 700°C assurant une meilleure intégration dans les systèmes de reformage. Ces développements ont pu être réalisés grâce au soutien de l’ANR (AP-H).
Ces membranes délivrent un hydrogène de haute qualité (jusqu’à 99,99999%) et sont notamment envisagées pour la séquestration du carbone contenu dans les combustibles fossiles, selon la technologie de « précombustion » qui consiste à séparer l’H2 du CO2 contenu dans les hydrocarbures. |